Ce chiffre — près d'un tiers des incendies domestiques dans sa fourchette haute — place le risque électrique parmi les toutes premières causes de sinistre dans l'habitat, aux côtés des accidents liés à la cuisson. Contrairement à une idée reçue, il ne s'agit pas uniquement d'appareils défectueux ou d'usage négligent : une part importante de ces incendies provient directement de l'installation électrique elle-même, et en particulier du tableau électrique.
Ce que recouvre un "incendie d'origine électrique"
Un incendie électrique démarre le plus souvent par un échauffement anormal : un fil sous-dimensionné qui chauffe sous une charge trop importante, une connexion desserrée qui crée un point chaud, un court-circuit non stoppé faute de protection adaptée, ou un fusible d'ancienne génération qui ne coupe pas le courant assez vite. Ce sont des défauts silencieux, qui ne se voient pas au premier coup d'œil et qui peuvent évoluer pendant des mois avant de se déclarer.
Pourquoi l'âge de l'installation change tout
Le risque n'est pas uniforme : il augmente nettement avec l'ancienneté de l'installation. Selon ce même Baromètre 2025 de l'ONSE, 82,6% des installations électriques de plus de 15 ans présentent au moins une anomalie. Différentiel 30 mA absent, tableau sans réserve de capacité, câblage vétuste : ce sont précisément les défauts qui, cumulés, créent les conditions d'un départ de feu.
Réduire le risque : ce qui fait réellement la différence
Un différentiel 30 mA fonctionnel coupe l'alimentation en cas de défaut avant que la situation ne s'aggrave. Un tableau électrique aux normes NF C 15-100, avec une réserve de capacité suffisante, évite les surcharges chroniques. Un diagnostic régulier permet de repérer les signes avant-coureurs — disjoncteur qui saute, prise qui chauffe, odeur de plastique chaud — avant qu'ils ne deviennent un vrai danger.